Je m'adresse à tous les mendiants, tous les sans-abri, tous les SDF (sans domicile fixe), tous les "squatters" et toutes les personnes dans une situation semblable principalement basés à Lausanne et qui ne liront, probablement, "jamais" ce qui suit.
Je ne suis pas une machine à sous et je n'ai pas écrit sur le front, ni dans le dos, "venez me demander de l'argent, j'en ai en trop." Oui c'est égoïste ce que je vais écrire ce qui suit et je ne vais pas mettre ma volonté d'aider mon prochain en doute. Là n'est pas la question et il s'agit tout simplement de bon sens. Je vous aurai prévenu de mes propos qui suivront puisqu'ils ne plairont pas.
Ce n'est pas parce que je peux m'offrir un cup (gobelet pour d'autre) de thés, dont j'ai économisé pour, que je coule sous l'argent. Vous, les démunis de la rue, venez toujours à la fin du mois lorsque j'ai payé mes factures et mon épicerie quémander des sous. Avec le peu qui me reste, je l'épargne et je m'offre une petite douceur comme un cup de thé. Je me répète et revendique que je ne suis pas une machine à sous de cinq francs et d'où on peut pousser un bouton le nombre de fois que l'on souhaite. Ces cinq francs sortiraient par mon trou du duc, bien garnit en largeur, bien puant et fait en chocolat maison ayant bien fermenté et tout ça sans emballage. Tout frais et tout chaud de quoi pour vous réchauffer les mains. Aucune garantie sur la dureté et la qualité de la monnaie. Si vous laissez sécher, vous aurez quelque chose à faire saison d'hiver arrivant à grand pas. Puis si tout ça était possible, vous ne seriez pas les seuls à faire la queue et ce serait trop facile. Ça m'énerve qu'on me prenne pour une machine à sous comme si j'en avais en trop. Je sais que l'hiver arrive à grand pas et que Noël s'approche, mais je ne peux que, dans les pires des cas, vous offrir de plus que mon sourire.
J'ai lu récemment dans un article d'un journal qu'il y aurait près de 200 sans-abri à Lausanne. Si chacune de ces deux cents personnes viennent me demander un franc, cela fait un total de 200 francs donc mon budget attribuer à mon épicerie du mois s'envole. Si je fais ce sacrifice, je risque moi-même de me retrouver dans la rue. Sur le coup et à première vue j'ai jugé dans mes pensées ces personnes. Et après y avoir réfléchi, je me dis que je ne connais pas l'histoire de ces gens et que je n'aurai certainement pas fait mieux. Chers habitants de la rue, vous pouvez juger ma réponse "NON" au premier abord et faites le second pas que vous ne savez pas les raisons de ce "NON". Chers gens de la rue, vous avez vos raisons d'habiter sur le béton et pour certains c'est même un choix. Alors lorsque je vous réponds gentiment un "non", acceptez-le et surtout respectez-le. C'est tout ce que je vous demande.
Pourtant, j'ai bien conscience que vous avez besoin d'aide et que vous demander cette aide à votre façon. Seulement lorsque je vous dit "NON", c'est aussi une manière de vous aider. Vous avez vos raisons d'habiter sur une rue quelconque mais seul vous savez où vous en êtes dans votre vie. Je ne vais pas faire la morale à personne mais ne pensez pas que si j'ai un gobelet de thé (ou de café pour d'autres...) entre les mains que je roule sur l'or. C'est même planifier dans mon budget mensuel... Il ne faut pas insister.
Ce qui me fait tout de même sourire de toute cette situation est que ces gens ont un sens de l'observation très développé. Ils repèrent les nouveaux visages à la gare et hop un "Vous n'auriez pas un peu de monnaie" retentit dans les oreilles. Même pas un "bonjour" et ils vont tout de suite au fait. La gare de Lausanne est très fréquentée tout au long de la journée et les visages changent donc parfois difficile à s'en rappeler. Puis ses quêteux viennent au moment précis où vous avez rangé votre porte-feuille dans votre sac juste après avoir acheté votre cup de thé ou votre sandwich et tout ça étant prévu au budget mensuel. Alors qu'à ce moment, nous n'avons pas envie de le ressortir et c'est mon cas.
Je ne mets pas toutes ses personnes (mendiants, sans-abri, SDF, "squatters", quêteux ou autres nom données à ses gens) dans le même panier puisqu'elles ont toutes une raison très précise d'être dans cette situation. Ce coup de gueule est juste pour que ses personnes se rendent compte que je ne peux pas toujours donner et que j'aide les personnes dès que les moyens me le permettent.
Finalement, je sais que je me suis beaucoup répétée ainsi que contredite et je poste ce billet ici dans
Les Chroniques d'une Pendulaire puisque je rencontre ces personnes principalement à la gare de Lausanne ou aux alentours. Je suis certaine que je ne suis pas la seule dans cette situation et ce n'est pas une question d'égoïsme. Je sais que ses personnes ne liront peut-être "jamais" cette note, mais le message est lancé.
Sans rancune et à méditer.